dimanche, 03 décembre 2006

Le mot de Cécilie

Dans une société laïque qui affiche des combats contre les discriminations, il est temps d’assumer le refus de certaines différences qui ne sont justifiées que par un héritage religieux. Le mariage homosexuel ne représente un danger pour personne, ni pour notre pays, ni pour notre culture, ni pour l’avenir de l’Humanité. Si aux yeux de certaines personnes, il n’est pas acceptable, c’est parce que la religion le refuse et le condamne. Pourtant, deux hommes ou deux femmes qui s’aiment devraient avoir le droit de s’unir au même titre que les couples hétérosexuels. L’amour n’est pas moins fort et moins sincère entre eux sous prétexte qu’ils sont de même sexe. Parfois, on nous explique que beaucoup d’homosexuels n’ont aucune envie de se marier, et que cette situation légitime le fait qu’ils n’aient pas le droit d’accéder au mariage. Certes, beaucoup d’homosexuels refusent le mariage, mais pourquoi devrions-nous l’interdire à ceux qui voudraient en profiter ?

Beaucoup de couples hétérosexuels refusent également de se marier. Pourtant, ceux qui le veulent en ont le droit...
Certains opposants au mariage homosexuel expliquent que donner le droit au mariage c’est, dans l’absolu, donner le droit à l’adoption. Oui, dans l’absolu. Mais quiconque a déjà tenté d’adopter un enfant en France sait combien il est long et difficile de le faire. Ce problème est un faux problème, car si les enquêtes médico-sociales réalisées sur le couple montrent que celui-ci n’est pas apte a élever un enfant, alors il ne pourra pas adopter.

Donner le droit aux couples homosexuels de se marier, c’est aller dans le sens du « combats contre les discriminations», que notre société affiche si fièrement. Si l’on considère légalement un couple homosexuel comme un couple hétérosexuel, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs, nous contribuerons sans doute à gommer les mentalités discriminatoires.


Cécilie, militante UMP.

mardi, 03 octobre 2006

Adoption : la grande hypocrisie !

Au-delà de la question du mariage, la question du droit d'adopter par les couples homosexuels est un autre grand débat devant lequel notre société ne doit pas se défiler. Mais avant d'affronter un tel débat de manière honnête, il faudrait rétablir quelques vérités, ouvrir les yeux sur la réalité.


Partons du grand principe qui fonde le socle familial : un enfant à besoin d'un père et d'une mère (pour qu'il vienne au monde c'est déjà une première certitude !). Certes, sur un plan idéaliste, un enfant peut trouver un équilibre certain élevé par un homme et une femme. Sauf que voilà, ce n'est pas toujours le cas.


Ce n'est pas toujours le cas car les familles monoparentales existent et sont même encouragées. Je m'explique : l'adoption, qui est une famille construite de manière « artificielle », est ouverte aux célibataires. Aujourd'hui, en France, un célibataire peut adopter.


Alors pourquoi nous faire croire qu'un enfant ne pourrait pas être élevé autrement que par un couple homme/femme ? Pourquoi vouloir se bander les yeux devant un constat bien réel : le nombre d’enfants élevés par un couple homo s'élèverait à plusieurs centaines de milliers. Sont-ils plus malheureux que les autres ? Certainement pas. Les mauvais parents se trouvent chez les hétéros comme chez les homos...


Alors ayant au moins le courage de répondre à cette problématique :

  • Soit un enfant ne peut pas être élevé autre que par un couple hétérosexuel, et alors il faut avoir le courage politique d'interdire l'adoption au célibataire.
  • Soit on estime qu'un enfant peut être heureux au sein d'un foyer quel qu'il soit, élevé par des parents qui l'aiment et lui apportent l'éducation nécessaire, et nous ne pouvons pas interdire aux homos le droit d'adopter un enfant.


C'est une question d'équité : si l'on veut appliquer une « doctrine », il faut aller au bout de cette analyse. Les couples homos peuvent être de bons parents, les milliers d'enfants déjà élevés dans de tels foyers peuvent en témoigner.

mardi, 12 septembre 2006

Commentaire de France Marie Lacaille

Pourquoi je suis POUR

Ce week-end, j’ai marié ma meilleure amie. Ma copine que j’aime tant, avec qui j’ai eu tant de fous rires, et partagé tant de choses, m’avait demandé d’être son témoin. J’étais follement heureuse pour elle et pourtant, quelque chose a un peu gâché ma fête. Pendant que les amoureux s’échangeait les consentements, j’ai pensé à quelqu’un d’autre que j’aime tout autant. Mon meilleur ami, que je ne marierai pas. Parce que c’est un garçon qui aime un garçon.

En voyant ma copine vivre ce qui restera le plus beau jour de sa vie, et que j’ai eu la chance de partager, je n’ai pas pu m’empêcher de penser que lui, il n’a pas le droit. Pourtant il aime autant son homme que ma copine aime le sien. Je suis la meilleure amie de ces deux personnes, et je ne vois aucune différence entre ces deux histoires d’amour. Si ce n’est que pour le mariage, elle peut, et lui pas. Au nom de quoi ?

En effet, cet instant qu’est l’échange des consentements représente pour le couple un engagement pour la vie, celui de s’aimer toujours, et de se porter assistance. Et si j’ai accepté d’en être le témoin, ce n’était pas uniquement parce que c’était ma meilleure amie, mais bel et bien parce que ce couple s’aime vraiment et ne cède à aucune convention en se mariant. Au contraire, ce couple souhaite réellement vivre une vie d’amour et de bonheur ensemble. Pour eux, dans une société où le mariage n’est plus un passage obligé, passer devant le maire est un acte fort.

Un jour ce sera peut être à mon tour de m’engager. Mais pour mon pote, ce sera quand ?

Quand cessera-t-on de ne lui proposer que des sous-produits de moindre facture aux couleurs arc-en-ciel qui ne font que le catégoriser, et de fait induire une hiérarchie entre nous ?

Quand arrêtera-t-on de le définir par sa sexualité alors qu’il est un homme comme moi je suis une femme, et qu’il n’y a ni meilleur ni moins bon, mais juste des différences ?

Quand aura-t-il enfin le choix de pouvoir se marier ?

J’aspire à ce que la loi puisse le lui permettre rapidement.

Ce jour là, il sera définitivement considéré comme ce qu’il est déjà pour moi, à savoir mon égal, car il sera enfin libre d’aimer, et d’aimer jusqu’à pouvoir se marier.

J’espère un jour pouvoir l’entendre dire « oui, je le veux » à l’homme de ta vie.

Parce que je l’aime, ce qui consiste à souhaiter son bonheur, et que le bonheur, c’est aussi de pouvoir se marier.

lundi, 11 septembre 2006

Commentaire de Yoann

Autant entrer directement dans le vif du sujet : Oui au mariage Homo. Une phrase relativement simple de prime abord mais qui demande, finalement quelques éclaircissements.

 

Premièrement, qu’est-ce que le mariage homo ?

Nous entendons souvent, et plus particulièrement en ce moment, que le mariage homo permettra aux personnes de même sexe de bénéficier d’avantages fiscaux, sociaux et patrimoniaux. Alors certes, le mariage procurerait certains avantages non négligeables aux homosexuels. Mais nous oublions souvent un détail majeur. Le mariage, au sens large, est l’union de deux personnes. Mieux, le mariage est gage d’amour et permet, actuellement, aux hétérosexuels de se dire « oui » pour la vie et de lier leur vie « pour le meilleur ou pour le pire ». A l’heure actuelle, les homosexuels n’ont pas accès à cette union et c’est peut-être la raison pour laquelle certaines personnes s’empressent de dire « Les homosexuels ne savent pas ce qu’est la stabilité ».

 

Deuxièmement, pourquoi ne pas améliorer le PACS ?

Il est vrai, qu’après tout, le PACS est un outil dont pourraient se servir les homosexuels. Mais le PACS reste malgré tout un outil discriminant. Il y a un fossé énorme entre dire à quelqu’un « je suis pacsé » et «  je suis marié ». Selon moi, le PACS ne fait que renforcer l’idée selon laquelle les homosexuels sont différents des hétérosexuels. Et même s’il est vrai que cette différence existe et que les homosexuels la subisse au quotidien, pourquoi ne pas essayer de l’estomper en accordant les mêmes droits à toutes les personnes, quelque soit leur préférence sexuelle ?

 

Troisièmement, et pour finir, j’accorde tout mon soutien au site www.mariagepourtous.com afin de montrer que les personnes de sensibilité politique de droite ne sont pas tous contre le mariage homosexuel.

 

Yoann

CNJP Puy de Dôme

lundi, 28 août 2006

Commentaire de Pierre Tebaldini

Bonjour, 

 

Dans un premier temps dissocions le mariage civil et celui religieux. Beaucoup ne veulent entendre parler de mariage homosexuel étant donné la connotation religieuse mais je rappelle que nous sommes dans un Etat laïque. Mais si cela peut éviter de choquer, je vais employer le terme d’union.

 

Deux êtres doivent pouvoir s’unir devant les hommes afin que l’on puisse reconnaître leur amour et cela sans aucune discrimination selon la sexualité des personnes. Chacun doit pouvoir jouir des mêmes droits et devoirs.

 

Chacun est libre d’aimer un homme ou une femme. Mais pourquoi certains ont le droit de se marier et d’autres non ? Y aurait il des amours plus forts que d’autres ? Certains répondront que cela n’est pas naturel mais je leur rappellerais que le mariage est une création de l’homme.

 

Les différences de traitement entre les hommes ne peut elle favorable. Alors agissons. Rejoignez nous afin de faire valoir le droit à vivre selon les règles de la république : Laïcité, Fraternité, Egalité et Liberté.  

 

Pierre Tebaldini

Responsable Département des Jeunes Radicaux.

Qui sommes nous ?

Groupe de jeunes militant issus de la droite parlementaire, nous avons voulu nous unir pour défendre des idées qui peuvent paraître comme minoritaire à droite : ouvrir le mariage civil à tous les couples, hétéros comme homosexuels.


Nous souhaitons défendre cette conviction qui est de plus en plus partagés par les sympathisants de droite, particulièrement chez les jeunes.


Parce que chaque français doit avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs, nous croyons que celui de se marier civilement ne doit pas être réservé aux seuls hétérosexuels.


Ce blog se veut un lieu de débat, de propositions et d'échanges.

Envoyez-nous vos messages de soutien que nous publierons afin de montrer aux dirigeants de la droite parlementaire que la jeunesse de notre électorat sait être en marge des débats de société.

 

Merci

 

samedi, 04 mars 2006

Christian VANNESTE condamné : et après ?

Le 14 janvier, le tribunal correctionnel de Lille a condamné le député du nord Christian VANNESTE était condamné à une peine de 3 000 € d'amende pour injures et diffamation publique à la suite de propos homophobes tenus dans le quotidien "La voix du nord".

 

Cette condamnation fait suite à la loi du 30 décembre 2004, votée par l'UMP, qui pénalise les actes et propos homophobes.

 

Si on peut se réjouir que la justice puisse afin condamner de tels propos inacceptable de la part d'un élu de la République, nous ne pouvons que regretter que la direction de l'UMP n'ai prit aucune sanction à l'encontre de ce député.

 

En espérant que cet élu ne recevra en aucun cas l'investiture UMP lors des élections législatives de 2007…

mercredi, 01 mars 2006

Homoparentalité : une première victoire !

La décision de la cour de cassation concernant l’attribution de l’autorité parentale à la compagne d’une mère de deux petites filles, est un premier acte important.

 

 

Cet acte est tout d’abord symbolique : pour la première fois le terme de famille est reconnu par la justice dans le cadre d’un couple homosexuel.

 

 

Il était en effet inconcevable, qu’en cas d’accident par exemple, la compagne de la mère ne puisse pas emmener la fillette aux urgences, puis qu’elle n’avait aucune autorité juridiquement reconnue.

 

 

Cette mesure est d’autant plus importante qu’il ne faut jamais oublier que des milliers d’enfants en France vivent dans des familles homoparentales. On estime le nombre d’enfants élevés par un couple homo à près de 200.000 en France seulement !

 

 

La justice ne fait que commencer à reconnaitre ces familles qui existent. Alors ne fermez pas les yeux, messieurs les politiques et regardez la réalité en face ! La cour de cassation, elle, commence tout juste à le faire…

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